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Forum RPG sur l'anime Shingeki no Kyojin
 

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 jour et nuit je traque les épiphanies ≠

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Membre du Bataillon d'Exploration
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MessageSujet: jour et nuit je traque les épiphanies ≠    Dim 10 Mai - 18:20

CHOSE
FUTILE
JOLIE
BB
feat. petra et levi
BG


 

 



 

 

Emmène-moi revoir une dernière fois. Ces endroits qui faisaient taire le vacarme. De mes idées noires. Les sommets qui jouent les mâchoires. Et ta cage thoracique se resserre. Quand tu les regardes de haut en bas. Emmène-moi revoir juste pour un soir. Le vert fluo des rizières. Qui triomphèrent de ma colère. Et consolèrent mon désespoir



Elle se maudit de sa maladresse, avant de jurer sur cette planche de bois qui lui encombrait le passage. Ces milliers de planches qui trônaient fièrement sur le sol, l'empêchant de se diriger assidûment vers l'objet de ses convoitises. Elle soupira de mécontentement, elle était épuisée et la misérable tasse de café qu'elle avait bu ce matin-là ne lui suffisait plus. Il valait qu'elle s'hydrate de cette boisson, afin de garder les yeux ouverts et de ne pas sombrer dans la déchéance du sommeil. La sueur s'écoulait de son front brûlant, alors qu'elle tentait de se frayer un chemin à travers ces obstacles la griffant à chaque enjambée. Elle se mordilla la lèvre, essayant d'ignorer le sang s'écoulant de ses chevilles nues, qui la piquait affreusement. Elle avait envie de lâcher ce qu'elle avait dans les mains, et de presser sa blessure afin d'empêcher le liquide s'écoulait le long de son mollet. La sensation de cette matière se faufilant dans sa chaussure, avant de tremper son soulier. Elle soupira, c'était dégoûtant, mais elle subit sans contester, la douleur était supportable et éphémère, tout comme cette sensation. Elle prit une grande inspiration, et sauta par-dessus un amas de pierres. Elle déposa promptement sa cargaison devant elle, laissant s'échapper un tapis de poussière au contact du sol.

Elle se laissa tomber sur le sol, relevant la tête et essayant de profiter de la brise glacée, véritable bonheur par cette forte chaleur. Le soleil était de plombs, chauffant de ses rayons la peau de la jeune demoiselle, et rendant sa tâche des plus difficiles. Elle attrapa rapidement la gourde d'eau se trouvant à ses pieds, et bu goulument son contenu. L'eau se déversa en elle comme une bénédiction, la libérant de cette chaleur étouffante qui avait envahi son corps. Cette douce sensation s'empara de son esprit, lui permettant de réfléchir à nouveau avec lucidité. Elle poussa un soupir de soulagement, et s’humidifia les mains avant de panser sa blessure avec cette eau certes tiède, mais apparaissant comme divine dans cette situation. Désolant. Oui, travailler par cette forte chaleur était désolant, les laisser sans eau ni couvre-chef l'était d'autant plus. Pourquoi prendre de tels risques ? Cela était-il si difficile de créer un endroit où les travailleurs désabusés pouvaient s'abreuver sans interruption ? La journée était loin d'être terminée, mais elle était épuisée. Une énième nuit blanche l'avait achevé, l'empêchant de se concentrer, et d'aider.

Elle s'allongea à l'ombre dans un grognement. Son dos la faisait terriblement souffrir, faisant ressurgir une douleur enfouie qu'elle pensait avoir battue depuis de nombreuses années. Elle se massa l'épaule en grimaçant, avant d'insulter sa blessure. Elle releva la tête, et la posa doucement contre le mur de béton, avant de contempler le voile bleuté que formait le ciel devant elle. Elle l'aurait embrassé si elle avait pu, l'enlacer en le remerciant de cette magnifique couleur qu'il lui permettait de voir tous les matins. Aucun nuage ne venait perturber cet écoulement de bleu qu'il avait choisi d'adopter ce matin-là, un bleu pur et lavé de tous péchés. Comme ci le monde dans lequel elle vivait, celui qu'elle foulait chaque matin était paisible. Elle se releva en jurant. Non, il n'était pas paisible, et sa vie allait être mouvementée si elle n'accomplissait pas son devoir dans les plus brefs délais. Elle n'avait pas envie de travailler, elle voulait dormir, oui dormir sous le soleil et se reposer, se dire que pour une fois, sa vie était belle et heureuse. Son optimisme avait disparu, laissant un goût amer d'injustice derrière lui. Elle était énervée, ces quelques secondes de répits lui avaient suffit pour faire un retour brutal à la réalité, la prenant à la gorge et l'empêchant de garder les idées claires et un esprit serein. Elle rit jaune. Sereine ? L'avait-elle déjà était ? Elle n'arrive plus à s'en souvenir, l'époque bénite d'une paix immuable semblait loin à présent.

Les moments d'innocences avaient disparu, laissant la mémoire des atrocités qu'elle avait seulement contemplées ces dernières années. Les journées se ressemblaient toutes, les expéditions aussi. Des morts, du sang encore et toujours. Que lui arrivait-il ? Elle devenait poétique maintenant ? Elle esquissa un sourire, avant de se relever, confiante. Cette journée n'était peut-être pas si mauvaise, et même si l'espoir d'un avenir meilleur semblait loin, elle se dit qu'elle pourrait participer à sa construction. Elle regarda autour d'elle, les déboires du mur faisaient peine à voir, elle frissonna en se rendant à quel point ce bouclier éventré les rendaient vulnérables. Elle ramassa les planches de bois, avant de se diriger rapidement vers une partie du mur particulièrement vide. Elle y déposa ces quelques matériaux, avant de tirer un sac remplis de pierres divers et le vider devant elle. Elle ne savait pas restaurer le vestige d'une sûreté qui prouvait à quel point elle était éphémère. Elle soupira, cherchant du regard quelque chose à faire. Elle redoutait l'ennui, le craignait même. Et à ce moment-là, elle ne s'était jamais sentie de proche de ce dernier. Doux ennui, merveilleuse solitude. Cette solitude qui l'avait accompagné pendant tellement de temps, et qui aujourd'hui s'accrochait désespérément à elle. Elle en avait peur. Peur n'était pas le mot, elle la craignait de tout son être. Elle savait qu'une amitié ne durait jamais, mais que la solitude pouvait être éternelle.
    

© Gasmask




Dernière édition par Cassiopée R. Wendyard le Jeu 14 Mai - 21:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: jour et nuit je traque les épiphanies ≠    Lun 11 Mai - 17:54

« If you don't deal with your demons, they will deal with you, and it's gonna hurt. »
Forget everything
Les jours ensoleillés, elle avait toujours aimé. Pour elle, soleil était synonyme de chaleur, bonheur, et c'était pour cela qu'elle n'aimait pas plus que ça la pluie. Petra plissa des yeux ; le soleil tapait fort, et elle ne s'y était pas encore habituée. La jeune femme porta ses mains à ses cheveux, essayant de les relever quelques secondes pour recevoir un peu de la brise fraîche dans la nuque. Elle aimait la chaleur, aussi. La chaleur était pour elle comme le recommencement, le printemps qui revient, la nature qui reprend ses droits.

Mais aujourd'hui, elle avait bien du mal à profiter de ce temps paradisiaque.

Petra n'était une fille sensible. Ou tout du moins, moins que la moyenne. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait décidé de s'engager dans l'armée, et de rejoindre le Bataillon d'Exploration. Elle s'était préparée à tout ça. Elle s'était préparée aux morts qu'elle allait rencontrer, aux paysages dévastés par les Titans, aux familles brisées par ces monstres géants. Et pourtant...Et pourtant, son cœur se serrait lorsqu'elle regardait ce qui l'entourait. Les membres, parfois même incomplets, jonchant le sol, les flaques de sang imbibant les pierres, les cadavres à moitiés dévorés, tout cela lui glaçait le sang. Tout le temps. Mais elle ne le montrait pas. Parce qu'un soldat du Bataillon d'Exploration se doit d'être fort pour sa patrie, et Petra voulait être forte pour ses camarades. Elle attendait les heures sombres, la nuit l'étreignant, pour se laisser aller et déverser ses émotions.

Petra secoua la tête. Elle savait que ce n'était pas le moment de penser à tous ces jeunes sans plus d'avenir, ses parents qui ont vus leurs enfants mourir, et… Arrête ! La rouquine se mordit la joue intérieure. Depuis ses débuts, les remords l'assaillaient à chaque fin de mission. Elle se sentait coupable d'avoir survécus, et pas d'autre. D'avoir survécus à des jeunes à l'avenir brillant, à des moins jeunes qui voulaient fonder une famille qui s'était faites détruire avant même d'avoir pu voir le jour.

Les cris de ses camarades résonnaient encore dans sa tête.


Parfois, elle se demandait comment les autres géraient tout ce stress. Était-elle la seule à ressentir ces émotions ? Ainsi, était-elle bien plus sensible qu'elle ne l'imaginait ? Ou bien est-ce que les autres soldats arrivaient à faire taire leurs émotions ? Petra n'a jamais voulu ne rien ressentir. Pour elle, ressentir quelque chose, même de la douleur, de la haine, était synonyme d'être vivant. A quoi bon ne rien ressentir pendant que l'on est vivant ? Laissons ça aux morts. Mais parfois, juste parfois, elle était fatiguée, de tout ça. De ces remords, de cette tristesse, de...de cette fatigue. Elle était fatiguée d'être fatiguée. Et juste des fois, elle espérait pouvoir éteindre ses sentiments.

Et elle n'y arrivait pas, parce qu'il n'existait pas un bouton permettant de les éteindre et rallumer à sa guise.

La jeune femme fit quelques pas de plus, espérant pouvoir profiter quelques instants de l'ombre et de la fraîcheur qu'elle donnait. Petra était charger de superviser la mission, ainsi que de soigner les blessés. Elle avait été assignée à un secteur, qu'elle s'efforçait depuis quelques heures de surveiller, ses yeux ambres grands ouverts et ses sens en alerte. Elle observa d'un air inquiet les roches envoyées à terre sans douceur, les morceaux de bois étalés sur le sol, la masse informe au loin, les…

Quoi ?


Petra fronça les sourcils, et s'aventura un peu plus près. Ce n'était pas une masse informe. C'était un humain. Une femme, pour être plus précis. Au cheveux rouges, à la stature droite, et portant l'uniforme. Elle était seule.

« Hum. Pardon ? Vous avez besoin d'aide ? »

Autant être utile.

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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